Ecouter la pluie. Marcher dans le sable. Entendre le craquement des feuilles mortes sous tes pas. Et le gisement de la neige.

Ecouter la pluie. Marcher dans le sable. Entendre le craquement des feuilles mortes sous tes pas. Et le gisement de la neige.








Que me reste-t-il, de t'avoir aimé ?
Reste que ma voix, sans écho soudain.
Reste que mes doigts, qui n'agrippent rien.
Reste que ma peau, qui cherche tes mains.
Et surtout la peur, de t'aimer encore.
Demain presque mort...

# Posté le samedi 07 novembre 2009 19:56

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 18:49

J'aurai voulu tenir ta main, rien qu'une fois. Me laisser bercer par le clapotements des vagues. Les écouter lentement s'effondrer sur le rebord des rochers, allongés sur le sable encore tiède. Sentir le vent fouetter doucement mes cheveux. Te regarder sourire. Perdre mon regard dans l'horizon. Être seuls. Être affreusement bien, bercés par le chant du bonheur.Photo-copie.Modèle : Laurie.

J'aurai voulu tenir ta main, rien qu'une fois. Me laisser bercer par le clapotements des vagues. Les écouter lentement s'effondrer sur le rebord des rochers, allongés sur le sable encore tiède. Sentir le vent fouetter doucement mes cheveux. Te regarder sourire. Perdre mon regard dans l'horizon. Être seuls. Être affreusement bien, bercés par le chant du bonheur.Photo-copie.Modèle : Laurie.
Les feuilles tombaient. Les feuilles mortes d'automne.
Ton sourire se fanait à la même vitesse que leur chute.
Je te vois danser. Encore et toujours.
N
e t'arrêteras-tu jamais ?
Virevolter dans ces feuilles s'entassant à terre. Elles s'envolaient avec toi.
Ton sourire m'appelait à te suivre, à te rejoindre. A t'accompagner dans la ronde des feuilles mortes.
Et moi qui courait vers toi. Et toi qui me souriait, puis t'évadais toujours un peu plus loin.
Je restais, au même rang que ces feuilles d'automne : mort.



Love me tender.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 19:47

Modifié le samedi 07 novembre 2009 20:42

Les soirs d'automne, dans mon lit trop grand et trop froid, je me meurs.

Les soirs d'automne, dans mon lit trop grand et trop froid, je me meurs.
J'étais là, assise sur le rebord d'un trottoir, à l'intérieur d'une rue dont je ne connaissais même pas le nom. Paris est trop vaste, Paris es trop beau. Je m'étais perdue. J'avais voulu me perdre. Je l'avais désiré. Tout quitter. Tout laisser, là-bas. Très loin. Si loin. Paris est beaucoup trop grand. Tout abandonner, et toi. Et toi, là-bas.
J'étais assise sur ce putain de rebord de trottoir et je ne savais même plus comment on s'arrêtait de pleurer.
J'étais perdue. Oui, j'étais moi-même perdue, à l'intérieur. J'avais décidé de me perdre, toute entière.
Tu avais tout emporté.
J'entends des bruits de pas se rapprochant lentement de mon âme déjà trop lointaine.
Laissez-moi. Enfuyez-vous. Partez. Courez. Je suis si fatiguée. Si lasse. Laissez-moi pourrir sur tout ce qu'il me reste à présent : ce putain de rebord de trottoir.
- Que faites-vous ici ? me demande t-il d'une voix grave.
Il est beaucoup trop grand, et mes larmes m'empêchent d'apercevoir les traits de son visage. Et puis, je n'ai même plus la force de lever ma tête. Ma tête si lourde compressée par de sinistres pensées. Même plus le courage.
- J'attends.
- Qui êtes-vous ?
- Je ne le sais pas moi-même.
- Vous avez bien un nom ?
- C'est tout ce que je peux avoir un nom. C'est tout ce qu'il me reste. Kimberly.
- Et bien, il ne faut pas attendre quelque chose qui ne viendra pas, Kimberly. Lève-toi, veux-tu. Arrête d'espérer. Recommence. Deviens quelqu'un. Deviens qui tu veux être. Aies confiance en toi. Secoue-toi, jeune fille. Envole-toi, et cours vers l'aventure de ta jeunesse.
Les mots magiques. Oublier.
Après tout, la vie n'est qu'une grande partie de jeu. Échec et mat.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 16:26

Modifié le samedi 07 novembre 2009 18:58

Don't let me go.

Don't let me go.
La
vérité
c'est
que
des
fois
tu
me
manques
tellement,
que
j'ai
l'impression
de
crever
tant
ça
fait
mal.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 16:59

C'était un soir de Décembre. Elle s'en souviendra toute sa vie. Il faisait froid. Terriblement froid. Elle n'était vêtue que d'une petite veste en laine, vieille de huit ans. Toujours la même.Elle errait les rues. Elle ne savait pas où aller. Elle connaissait chaque parcelle de chaque endroit. Chaque rue. Chaques boutiques dans lesquelles elles ne pouvaient pas aller. Pourtant, ce soir là, c'était comme si tout lui était étranger. Elle était terrifiée. Dès qu'un passant croisait dans sa rue, elle sursautait.Elle était près du lac. Assise au bord du pont.Quelqu'un pose sa main sur son épaule fébrile. Surprise, elle lâche son nournours. Il tombe dans l'eau verte et sale du fleuve. Elle le regarde s'éloigner. Elle observe avec mépris son seul ami partir au loin.Elle se sent vide. Triste. Il ne lui reste plus rien. Elle tourne son regard vers celui qui lui a enlevé sa seule survie. Il lui tend une main amicale. Ses yeux prouvent sa compassion. Son sourire paraît sécurisant. Réconfortant. Elle agrippe de toutes ses forces la main qui lui est tendue. Elle sait qu'il ne la lâchera pas.Faible, elle tombe. Elle n'arrive pas à se relever. Il la prend dans ses bras, et ils s'en vont, ensemble.Elle pleure. Ses mains accrochés autour de son cou, elle peut enfin prononcer le mot qu'elle essayait en vain de dire : Papa.


Recette pour aller mieux. Répéter souvent ces trois phrases : le bonheur n'existe pas. L'amour est impossible. Rien n'est grave.

C'était un soir de Décembre. Elle s'en souviendra toute sa vie. Il faisait froid. Terriblement froid. Elle n'était vêtue que d'une petite veste en laine, vieille de huit ans. Toujours la même.Elle errait les rues. Elle ne savait pas où aller. Elle connaissait chaque parcelle de chaque endroit. Chaque rue. Chaques boutiques dans lesquelles elles ne pouvaient pas aller. Pourtant, ce soir là, c'était comme si tout lui était étranger. Elle était terrifiée. Dès qu'un passant croisait dans sa rue, elle sursautait.Elle était près du lac. Assise au bord du pont.Quelqu'un pose sa main sur son épaule fébrile. Surprise, elle lâche son nournours. Il tombe dans l'eau verte et sale du fleuve. Elle le regarde s'éloigner. Elle observe avec mépris son seul ami partir au loin.Elle se sent vide. Triste. Il ne lui reste plus rien. Elle tourne son regard vers celui qui lui a enlevé sa seule survie. Il lui tend une main amicale. Ses yeux prouvent sa compassion. Son sourire paraît sécurisant. Réconfortant. Elle agrippe de toutes ses forces la main qui lui est tendue. Elle sait qu'il ne la lâchera pas.Faible, elle tombe. Elle n'arrive pas à se relever. Il la prend dans ses bras, et ils s'en vont, ensemble.Elle pleure. Ses mains accrochés autour de son cou, elle peut enfin prononcer le mot qu'elle essayait en vain de dire : Papa.

# Posté le mardi 03 novembre 2009 19:33

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 16:14